#DigitalTransformation

Les 3 fondamentaux du digital transformation management

Avez vous déjà remarqué à quel point après chaque changement dans une organisation, vous récoltez très souvent des :  « c’est n’importe quoi », « je ne comprends pas » ou « encore une lubie de la direction ».

Le mindset du manager pour mener une équipe à l'ère de la transformation digitale

Le mindset du manager pour mener une équipe à l’ère de la transformation digitale

Et vous savez quoi ? Je pense que c’est mérité !

Malheureusement (et cela me désespère) la grande majorité des entreprises que j’ai l’occasion de voir raisonne avec des modèles obsolètes. Et cela commence par un et un seul présupposé qui marque de mon point de vu l’essentiel du divorce entre les organisations compétitives et celle qui ne le sont ou seront plus très vite :

Pourquoi expliquer aux collaborateurs s’ils doivent de toute manière se plier à ce qui a été décidé ?

Je vous jure, même si ce n’est pas toujours exprimé comme cela, que c’est ce que j’entends en signal faible dans au moins 70% des cas. No joke.

Et c’est souvent assorti d’une petite musique de fond : 

Hey les mecs ? Vous n’avez pas fait évolué votre logiciel depuis la révolution industrielle où quoi ? J’ai un scoop pour vous ! Aujourd’hui « l’exécutant » est aussi – voire parfois plus – éduqué que son supérieur et a fortiori lorsqu’on parle de digital. Trop de dirigeants restent dans leur bureau en se plaignant que leurs équipes n’ont pas le bon « cablage » sans prendre leur bâton pèlerin pour expliquer et encore moins pour incarner ce qui est demandé. Et les moins courageux d’entre eux délèguent cette tâche à des personnes qui malgré leur bonne volonté peuvent manquer de la légitimité nécessaire. Or on sait à quel point dans ces modèles féodaux elle est importante.

Vous reconnaissez votre entreprise dans ce que j’écris ? Je n’ai qu’un conseil : barrez-vous ! La vie est courte, votre temps précieux. Vous pouvez accepter de perdre de l’argent dans la vie mais la seule chose que personne ne pourra jamais vous rembourser, c’est votre temps.

Si vous êtes en position de pouvoir influencer le fonctionnement de l’organisation, voici mes 3 conseils pour mener un collectif efficacement à l’heure de la digital transformation de notre économie :

1- Créer le sentiment d’urgence

L’urgence est réélle mais beaucoup se croient encore protégés par un abri anti-numérique. Il n’existe pas. Les réveils sont parfois difficiles pour des secteurs qui se croyaient hors d’atteinte. Et même quand cette transformation est perçue à haut niveau encore faut il savoir la communiquer et la partager avec les collaborateurs pour en faire un outil de mobilisation sans faire peur. Et pour cela il faut avoir une vision à proposer (Je ne parlerai pas des cas où l’urgence est perçue par les collaborateurs mais pas par la direction…la cause de ces entreprises est déjà entendue).

2- Savoir qui on est

Facile ? Pas tant que cela. Une fois de plus je citerai l’étude PWC de 2015 sur les CEO : ils ont conscience que leur avenir passe par une extension de leur activité à des secteurs nouveaux, voire par un changement de secteur d’activité. Savez vous dans quel secteur vous êtes ? Vous êtes dans l’automobile ? FAUX. Vos jours sont comptés. Vous êtes dans les services de mobilité !

L’autre jour je parlais de Kodakisation. Dans un autre billet trouvé dans ma veille j’ai vu un intéressant comparatif entre Kodak et Fuji : Fuji savait qu’ils n’étaient pas dans le business de la pellicule mais de la chimie. Ils se sont sauvés en sortant du marché parce qu’ils savaient ce qu’ils étaient. Toutes les entreprises qui durent et grandissent ont une vision et une compréhension claire de leur mission. General Electric ou IBM sont plus que centenaires ont changé pleins de fois de métiers car ils se sont accrochés à une vision, pas à un marché. Apple a failli mourrir en s’écartant de sa mission dans les années 90. Sony a été créé pour « donner le meilleur du savoir faire japonais au monde » et sa domination a cessé lorsqu’elle s’est concentré sur ses lignes de produit en oubliant sa mission première. Google se donne pour objectif d’organiser la connaissance du monde et peut se perdre s’ils perdent cela de vue.

3- Savoir pourquoi on fait les choses

Une fois qu’on sait qu’il faut faire quelque chose et qu’on sait qui on est il reste à dire comment on le fait. Ce qui est d’autant plus simple à concevoir et à formuler qu’on est clair sur les deux premiers éléments. C’est parce que telle chose se passe et que nous sommes ce que nous sommes que… C’est logique, c’est propre à chaque entreprise (ce qui évite de recopier le discours neutre et aseptisé du concurrent) et cela a du sens pour les collaborateurs. Cela apporte une cohérence entre l’avant et l’après tout en permettant les « pivots ».

Savez vous vraiment qui vous êtes ? Etes vous capables de formuler une mission plus profonde que « vendre des produits ou des services » ?

Si la réponse est oui, alors vous êtes en mesure de donner du sens à vos projets, de vous transformer et d’évoluer fréquemment et rapidement en embarquant tout le monde avec vous. Bravo !

Si la réponse est non, attelez vous vite à cette tâche ou barrez-vous. Elle est vitale. Vous pouvez être conseillé et aidé mais personne ne pourra jamais le faire pour vous. Et en attendant, il y a l’horloge au salon, qui dit ou qui dit non, irrémédiablement.

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